Anthony Krehmeier, 39 ans et père de famille, est un enfant de Marseille. Diplômé de l’IMPGT à Aix-Marseille Université, il y débute de son engagement au sein d’organisations politiques de jeunesse et étudiantes. Engagé dans la vie publique dès le plus jeune âge, il poursuit ses combats pour la justice sociale, l’égalité et le vivre-ensemble aux côtés de Benoît Payan. Élu maire des 2e et 3e arrondissements en 2020, il a œuvré durant son mandat à la réparation des fractures existantes, à l’amélioration de la vie de quartier et des noyaux villageois afin de redonner leur place aux habitantes et habitants du secteur.
En 2020, vous m'avez confié un secteur en grande souffrance, longtemps délaissé par les pouvoirs publics. Pendant six ans, avec le maire de Marseille, Benoît Payan, nous avons agi pour rendre aux 2e et 3e arrondissements la dignité et la considération qui leur avaient trop souvent été refusées. Aujourd'hui, je suis fier de constater que le secteur s'est relevé et qu'il avance à nouveau.
Je souhaite poursuivre le travail engagé, réparer les fractures et recoudre la ville. Ce programme, c'est l'image de ce que le secteur pourrait devenir, en articulant des projets d'ampleur et des actions du quotidien.
Des projets majeurs, comme la destruction du viaduc de Plombières, transformé en voie verte, ou l'ouverture du littoral, aujourd'hui inaccessible aux habitants du secteur.
Mais être maire de secteur, c'est aussi agir sur ce qui fait la vie de tous les jours : nos espaces de rencontre, nos places, nos cafés, nos rues, nos commerces et nos équipements publics. Je veux renforcer les lieux culturels qui doivent accueillir les plus jeunes comme nos aînés, et faire de l'espace public un cadre de vie partagé.
Ce programme assume un choix clair : celui d'une ville populaire, juste et solidaire.
Une ville qui protège, qui répare, et qui reconnaît enfin les quartiers populaires comme le cœur vivant de Marseille et partie intégrante de la ville.
La culture permet l’émancipation, la transmission, la fierté d’appartenir à un quartier vivant. Nous voulons garantir des espaces culturels accessibles, ancrés dans les usages et les histoires locales.
DES ESPACES CULTURELS ACCESSIBLES
- Maison des Comores et de l’Océan indien. La création d’une Maison des Comores et de l’Océan indien répond à une réalité sociale et culturelle forte du secteur : reconnaître les cultures présentes, leur offrir un lieu de visibilité, et de rencontres.
- Espace de vie urbain au Docks des Sud. Un véritable espace de vie urbain, dédié aux cultures populaires, à la danse, à la création et aux pratiques artistiques contemporaines.
- Une médiathèque dans chaque arrondissement. Parce que l’accès à la lecture est un droit fondamental, nous affirmons l’objectif d’une médiathèque dans chaque arrondissement. La bibliothèque jeunesse du Panier doit retrouver sa place dans son quartier d’origine, et la médiathèque Loubon ouvrir ses portes.
- Un espace culturel au Lacydon. Au sein de cet espace extérieur implanté dans le Panier, l’Impasse Sainte-Françoise a vocation à devenir un lieu multifonctionnel. Ce site peut jouer un rôle essentiel de square de proximité, mais aussi de support pour des pratiques culturelles et sportives légères.
- Les noms de rues, outil pour une mémoire vivante. Ils sont un outil politique et culturel à part entière. Ils doivent refléter l’histoire des quartiers, leurs figures oubliées, leurs luttes et leurs cultures.
ESPACES CULTURELS ET USAGES POPULAIRES
- Un marché exotique à Félix Pyat. La transformation de “l’esplanade Miami” en véritable place, avec un marché exotique valorisant les produits alimentaires, les savoir- faire et les cultures culinaires.
- Un véritable Souk au Marché du soleil. Au Marché du Soleil, nous défendons la création d’un véritable souk, largement tourné vers l’alimentaire, attractif et respectueux des riverains.
- Une coopération internationale pour valoriser les cultures. Nous porterons une coopération internationale avec les Comores, le Cap-Vert ou le Kurdistan, pour renforcer les liens culturels, éducatifs et associatifs, et faire des 2e et 3e arrondissements, un territoire ouvert sur le monde et tourné vers les peuples et les cultures de ceux qui l’habitent.
APAISER NOS RUES ET PROTÉGER NOS HABITANTS, UNE PRIORITÉ
- Le déploiement des caméras de vidéo-protection.
- Une antenne de police municipale dans chaque arrondissement, l’une à la rue Loubon et l’autre à la Porte d’Aix.
- Des rues des enfants pour sécuriser et apaiser les abords des écoles.
- Un plan de lutte contre les garages illégaux et la mécanique sauvage, sources de nuisances et de dégradation de l’espace public.
DES PLACES À PARTAGER
Dans les 2e et 3e arrondissements, les places doivent redevenir des lieux de rencontre, de nature et de convivialité.
De la place Victor Gélu à la place des Carmes, de Saint-Martin d’Arenc à la place des Moulins, de la place du Racati à Mathieu Stilatti ou à la Joliette, nous voulons des places végétalisées, réaménagées, accueillant cafés, marchés, pensées pour les habitants.
La ville du quart d’heure, c’est une ville où chacun peut accéder aux services essentiels à quelques minutes de chez soi. Cette ambition est d’abord une exigence de justice sociale.
- Création d’un centre d’animation et de loisirs à Montolieu.
- Une nouvelle vie pour le Comptoir de la Victorine. Avec des lieux pour les associations et un accueil pour les jeunes.
- Augmentation des places en accueil collectif de mineurs afin de répondre à la forte demande des familles.
- Création d’un “café des femmes” à la rue du Jet d’Eau, espace ressource pour l’émancipation, l’entraide et l’accès aux droits des femmes.
- La réhabilitation du centre social de la Belle de Mai, pilier de la vie de quartier, afin de mieux accueillir le public pour les activités.
- Création de locaux associatifs pérennes, en lien avec les bailleurs sociaux pour la mise à disposition de locaux.
- Une maison de santé de proximité, pour garantir un accès aux soins.
- Développer des espaces sportifs de proximité pour diversifier les pratiques, permettre à chacune et chacun de trouver une activité, et faire du sport un levier de santé, de mixité et de lien social.